Secouriste de combat


Dans un monde menaçant à tout instant d'exploser, il va devenir impératif de connaitre les gestes et produits qui peuvent sauver.

Le mode de vie occidental nous promet le SAMU en moins de 15 minutes et un hôpital avant l’heure qui suit l’alerte. Dans une France paisible, nous portons une confiance quasi aveugle sur notre système de soins pour nous remettre d’aplomb ; un lit aux draps immaculés pourra forcément nous accueillir, les médicaments ne manqueront pas, infirmières et médecins sauront effectuer les bons gestes dans la sérénité.

Il ne saurait en être de même pendant le bouillonnement impétueux d’un conflit généralisé. Les chaines logistiques et humaines du service de santé seront inévitablement dégradées, et il faudra se montrer capable de s’en passer.

C’est pourquoi il n’est pas inutile de se mettre dès à présent dans la situation d’un secouriste de combat.

Le Citoyen-Soldat doit savoir se battre. Mais, lorsque l’un de ses pairs est blessé, il est impératif qu’il puisse lui venir en aide. Il doit ainsi être capable, le plus rapidement possible, de :
  dresser un bilan sommaire ;
  évaluer la respiration ;
  effectuer la recherche d’une hémorragie ;
  évaluer l’état de conscience ;
  traiter une obstruction éventuelle des voies aériennes avec un nettoyage de la bouche ;
  effectuer une subluxation de la mâchoire ;
  poser une canule,
  un collier cervical,
  une attelle,
  un pansement compressif ;
  mettre le blessé en Position Latérale de Sécurité s’il est inconscient ;
  l’isoler ;
  le couvrir ;
  effectuer, ci-besoin, une injection de morphine ;
  enfin, assurer le transport du blessé dans les meilleures conditions.

S’il a les connaissances nécessaires, il pourra en outre pratiquer des techniques d’urgence avancées :
  la mise en place d’une perfusion ;
  l’exsufflation pulmonaire ;
  la pose d’une aiguille entre le troisième et le quatrième espace intercostal pour réduire un pneumothorax asphyxiant ;
  l’injection de cocktails médicamenteux – l’ensemble opérant soit en synergie soit en antagonisme.

Un Citoyen-Soldat d’Occident doit être capable de supporter la vue du sang ; pas le nouveau-né qui coule, paresseusement, d’une fine coupure, mais l’adulte qui jaillit en flots rageurs d’une artère sectionnée…

Vous êtes totalement perdu ? Les paragraphes précédents vous font l’effet d’une injection concentrée de drogues hallucinogènes ? Pas de panique. Voici un petit livret, spécialement destiné aux néophytes, permettant de mieux appréhender les bases du traitement des blessures de guerre :

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BIBLIOGRAPHIE POUR LE LIVRET

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