La carabine .22 Long Rifle, le choix de la mobilité



Le contexte sociétal
Nul n’ignore ici que nous évoluons dans une France au bord du Chaos (quoique certains Occidentaux semblent totalement hermétiques à une telle hypothèse). Paradoxalement (mais logique d’un point de vu historique), la République entreprend de nous désarmer. Elle enchainera les lois liberticides dans les années à venir, sans effort, au regard du microcosme des tireurs sportifs, qui semble bien isolé, divisé, voire mal aimé.

Voir à ce propos l’affaire d’un homme, âgé de 80 ans et atteint de la maladie de Parkinson, cambriolé à de multiples reprises et vivant seul dans sa maison isolée. Au soir du 16 mars 2011, il a tiré sur trois « Français de la République » venus le visiter, blessant dans le dos l’un d’eux légèrement. Cet homme, qui n’avait rien demandé, mais victime d’un viol de son domicile, s’est fait, quatre ans plus tard, littéralement lynché par la justice gauchisée et féminisée de notre pays ! Ainsi, le procureur, Angélique Dépétris, pour qui le tireur : « est à lui tout seul un magnifique spot publicitaire pour la lutte contre la prolifération des armes à feu. C’est aussi un fléau que d’imaginer qu’on a une arme chez soi pour se défendre. Il a été un danger pour la société. » Et la présidente Claire Ougier épouse El Mouahidine, qui justifie la condamnation à deux ans de prison ferme du vieil homme ainsi : « Une peine sévère, car le tribunal est inquiet de ce qui peut encore arriver et que rien ne justifie de tirer sur quelqu’un avec une arme à feu. »

Ce mal blanc dangereux, car témoin vivant d’une nation patriarcale exclusivement occidentale et chrétienne, a ainsi été brisé, conformément aux désidératas d’un socialo-communisme maladivement soumis et d’une élite déconnectée.

Quelle arme d’épaule ?
Au sein de ce tourbillon d’humanité (d’inhumanité serait plus juste), le petit monde des tireurs sportifs français se tire la bourre pour désigner l’arme ultime, la seule qu’il serait approprié de posséder à ce jour, si l’on devait n’en avoir qu’une !

Bien entendu, les possesseurs d’armes de catégorie B vanteront les mérites d’un AR15 semi-automatique en calibre .223 Rem. Mais l’accessibilité de ce type d’arme étant très restreinte, et ce débat devenant finalement sans fin, l’idée n’est pas tant de désigner la meilleure, mais d’identifier laquelle est la plus adéquate, voire polyvalente, pour le civil lambda qui sent le Chaos venir. Ou qui voudrait pouvoir simplement s’adonner tranquillement à son sport !



La réponse d’un nombre croissant de tireurs (avis que je partage, bien évidemment), est : la carabine .22 LR.

Réglementation des armes en 2017
Avant de détailler et d’argumenter plus avant, et partant du principe qu’un couple voulant organiser sa défense restera très certainement sur une base de catégorie C, il faut d’abord connaitre les types d’armes qu’un possesseur d’une simple licence de tir ou de Ball Trap (FFTir ou FFBT) peut posséder (en dehors de la Poudre Noire) :

Uniquement des armes d’épaules de chasse et de tir dont la longueur totale est supérieure ou égale à 80 cm et la longueur des canons supérieure ou égale à 45 ou 60 cm selon le mécanisme. Le système d’alimentation d’une arme de chasse à répétition manuelle doit avoir une capacité́ n’excédant pas 11 coups (10 plus 1 dans la chambre). Le système d’alimentation de l’arme semi-automatique doit être inamovible et limité à 3 coups (2 plus 1 dans la chambre).

Ainsi, à titre d’exemple, on peut nommer :
  La carabine .22 LR à réarmement manuel.
  Le fusil ou la carabine de type chasse, en calibre 12.
  Le fusil de précision à verrou allant jusqu’au calibre .50.


Les principaux concurrents
Selon certaines statistiques, les individus nouvellement licenciés effectuent généralement leur premier achat avec le fameux fusil à pompe calibre 12. Choix pertinent quand on sait que ledit calibre est indispensable au sein des unités CTLO (Contre-terrorisme et libération d'otages), tels RAID, GIGN, 1er RPIMa, etc. Intégré dans un groupe offensif et accompagné de la logistique adéquate, c’est donc une excellente option. Ce calibre est parfait, à courte portée, pour la défense d’un poste fixe ou d’une entrée ; c’est un peu le molosse posté devant une porte, qui repoussera avec force bruit et violence tout visiteur inopportun. Toutefois, l’utilisation d’une telle arme est de plus en plus proscrite dans les stands, et les clubs de Ball Trap n’autorisent principalement que les doubles canons propres à la chasse. En outre, c’est généralement une arme encombrante, qui nécessite d’être plutôt en bonne santé, peu appréciée par les femmes, aux multiples contraintes, et finalement pas très polyvalente. Elle est, en conséquence, à écarter dans un système de survie/mobilité. Précisons enfin que le semi-automatique, bridé en catégorie C à 2 + 1, ne change rien à l’affaire. Même débridé…


Dans le classique choix d’armes en catégorie C, vient ensuite le fusil (ou carabine) à verrou .308 Winchester. Présentant l’avantage d’être un calibre de guerre, sa munition restera quoi qu’il arrive en nombre suffisant sur notre territoire. Ce « gros calibre à lunette » trouve toute sa force dans une défense en mode tourelle de son périmètre. Un tireur de précision équipé d’une telle arme peut également intégrer un groupe mobile de type guérilla ; malheureusement, cet individu devra être en pleine forme et entrainé. Pour fixer une unité ennemie, une voie d’accès ou une zone dégagée, c’est même l’arme la plus redoutable (reportez-vous aux conflits ayant eu lieu à Sarajevo et à Beyrouth, par exemple). Elle peut, en outre, traiter une cible importante (officier, radio, etc.). Cependant, son avantage à courte portée reste plutôt limité. C’est une arme généralement beaucoup trop lourde pour effectuer des patrouilles autour du périmètre de sa base. Je défie n’importe quel individu non entrainé de crapahuter plusieurs heures avec une carabine à lunette .308 Winchester, son lot de cartouches, et un sac à dos. Mieux : testez donc une marche forcée avec l’arme tenue dans vos mains (technique utilisée par les recrues des SAS britanniques – Special Air Service – pour riposter rapidement en cas d’attaque). Et je vous épargne le sac de plusieurs kilos… Demandez aux stagiaires OCT (Observateur Contre-Tireur) issus du RAID et du GIGN ce qu’ils pensent du fusil Tikka lors des exercices d’approches. Il n’est pas rare, durant les phases d’observation, d’en voir quelques-uns s’assoupir, épuisés par l’effort physique et le poids de l’équipement qu’ils ont du porter.

On peut brièvement évoquer sa petite sœur, à savoir la carabine à verrou .222 Remington. Système plus léger, certes, mais, malheureusement, munition plus rare.

En conclusion, les deux calibres du dessus, quasi similaires, présentent trop d’inconvénients pour être placés en tête d’une liste d’armes destinées à la survie ; activité, rappelons-le, qui échoit au commun des mortels et nécessite d’être relativement mobile. Ils ont, certes, une meilleure portée et une puissance d’arrêt plus importante que le .22 LR, mais ces critères ne sont pas essentiels en mode de vie dégradé et inutile pour le tireur sportif. Ce dernier qui aura, d’ailleurs, parfois du mal à trouver un stand de tir acceptant les gros calibres…


À ce stade, il parait intéressant de citer les Pump Action Rifle, nouvelles venues sur le marché, et proposées aux deux calibres précédemment cités. C’est malheureusement une fausse bonne idée que de penser pouvoir vadrouiller avec. Votre serviteur à, sur son râtelier d’armes, une magnifique carabine à pompe TROY DEFENSE P.A.R. au calibre .308 Winchester. Assez vite, une fois passée l’immense joie de posséder un système du type AR-10 avec une simple licence, on se rend compte que ce jouet est intransportable !

La catégorie C nous propose enfin des carabines à levier de sous garde, telles la Winchester Model 94 et la Marlin Model 336C, aux calibres .30-30, ainsi que la Rossi Puma M650 Octogonale en .44 Magnum. Mais leurs munitions sont peu répandues et le mécanisme est parfois capricieux.


Le pouvoir létal
Est-il si différent d’une munition à l’autre ? À ce sujet, il parait pertinent de rappeler, voire d’apprendre à certains, les désignations métriques des principaux calibres dont nous parlons :
  .308 Winchester : 7,62×51 mm.
  .223 Remington (catégorie B) : 5,56×45 mm.
  .222 Remington : 5,56×43 mm.
  .22 Long Rifle : 5,56x15 mm.
Pour information, les versions militaires des 2 premiers calibres du dessus sont :
  7,62 OTAN : 7,62x51 mm.
  5,56 OTAN : 5,56×45 mm.

Comme on peut le voir, le .22 LR, même s’il cause moins de dégâts à l’impact du fait de sa longueur réduite et d’une plus faible quantité de poudre, n’en reste pas moins d’un diamètre identique à la principale ogive utilisée par l’OTAN.

Vous allez le comprendre (ou vous le savez déjà), ce n’est pas un jouet.

J'ai quelques années de tir sportif derrière moi. Maintes ogives ont sifflé vers mes cibles, sous la détonation parfois assourdissante de leur départ précipité. Alors, croyez-moi si je vous dis que la carabine .22 Long Rifle est un must ! Je pense que nous tenons là une véritable arme de survie (mais pas de combat ; attention à ne pas confondre).


J’utilise ma CZ 455 Tacticool Varmint avec une lunette de battue : la Vortex Crossfire 1-4x24 V-Brite. Elle possède un faible grossissement (idéal pour ce calibre en utilisation extérieure) et un réticule illuminé (indispensable en mode tir instinctif/point rouge). En utilisation stand et par chargeur de 10 coups, à 50 mètres, elle dessine un trèfle à trois feuilles, pour l’utilisateur normal, et un trou d’environ 6 mm pour les pros. Ce, même avec des munitions subsoniques. Un conseil : votre arme doit être la plus légère possible.


Les utilisateurs d’une carabine .22 LR sont globalement impressionnés par son pouvoir pénétrant ; principalement les Américains, qui la testent sur tout et n’importe quoi. Je considère moi-même cette arme comme un parfait « outil » pour le small game et la survie.

« Survivre » avec une carabine 22 Long Rifle, c’est un gag ?
Il y aura toujours des réfractaires à ce calibre, des gens qui seront persuadés, sous prétexte qu’il ne stop pas une voiture en pleine course, que son utilisation ne dépasse pas le cadre du stand. Ce sont, malheureusement, souvent des utilisateurs d’armes de catégorie B qui n’ont pas pris la pleine mesure de ses atouts.


J’ai, à ce propos, en mémoire le témoignage d’un chasseur expérimenté qui, excusez du peu, officie en Guyane. Durant une trentaine d’années, il a pu tester tous les calibres à travers l’immense massif tropical français. Son choix final s’est porté sur… une CHIAPPA Little Badger 22 LR ! Notez la pertinence du choix en termes de poids/encombrement. Équipée d’un silencieux SAK à chicanes et d’une lunette RTI 3-9x50 à point lumineux, cette arme, que certains continentaux qualifieraient de gadget, a couché presque tout ce qui vit sur place : singe, acouchi (mammifère rongeur de la taille approximative d'un lapin), iguane, anaconda, pécari (porc sauvage très agressif), cabiaï (le plus gros rongeur du monde), daguet gris (cariacou, espèce de cervidé), etc. La liste est très longue.

L’homme a son franc parlé. Il ne semble d’ailleurs pas être un grand admirateur de, je cite : « toutes ces conneries de "bouche-crafte" de fond de jardin, de "rupture de la moralité" et de "survi-valise". » Mais, concernant le pouvoir de pénétration du calibre 22 LR et de son efficacité en situation de survie, il opine du chef.

Pour en terminer avec ce faux débat sur la survie et son calibre type, retenez ceci :

On peut survivre équipé d’un simple couteau... et ne pas faire la semaine avec une .308 Winchester.

Voici les caractéristiques qui m'ont convaincu :
  La munition
§  Sa légèreté, et donc une capacité d’emport importante (emmener 500 cartouches avec soi confère un caractère unique à une arme à feu létale).
§  La plus vendue dans le monde, qui sera en conséquence, et à priori, plus facile à trouver en cas de rupture des chaines logistiques, contrairement à d’autres calibres.
§  Son pouvoir de pénétration satisfaisant.
§  Le diamètre de son ogive correspond à une cartouche de 5.56 mm et cause des dommages en conséquence.
§  Son panel pourtant vaste (ogive cuivrée ou non, segmentée, à tête creuse ou pleine, subsonique ou ultra rapide…) ne nécessite pas de réflexion particulière par rapport au type de canon ou à la portée (hors tir très spécifique ou concours).
§  Peu onéreuse, permettant d’en stoker un nombre important et de pratiquer un entrainement régulier sans risque pour le portefeuille.
§  Sa portée très raisonnable (largement suffisante pour un civil). Un tir utile à 400 m est parfaitement réalisable avec un bon entrainement.
  L’arme
§  Son faible poids (avant achat, comparez les .22 Long Rifle à votre disposition. Évitez absolument les carcasses aéronautiques tacticool ornées de rails en tous genres !).
§  Particulièrement efficace en zone urbaine où les distances sont courtes.
§  Aucun recul (ou presque imperceptible).
§  Nettoyage ultra rapide, les cartouches générant peu de poudre. À noter que les ogives cuivrées facilitent encore davantage l’entretien du canon.
§  Utilisable par toutes et tous, quels que soient l’âge et la condition physique.
  Sans oublier
§  Un choix de lunettes important, sans risque de démontage intempestif ou de casse, s’offre au tireur, du fait de la « faible » puissance.
§  Les prix très abordables de tout ce qui gravite autour de cette arme.
§  Aucune protection auditive n'est requise.
§  Une gamme importante de silencieux facile à monter.
§  Vous pouvez utiliser des munitions subsoniques sans silencieux et tirer tout de même avec une relative discrétion.
§  Drill et entrainement standard aisés ; tous les stands de tir acceptent la carabine 22 LR, et une séance de tir sur terrain privé, voire dans son jardin (en prenant toutes les précautions d’usage), est chose faisable.
§  Discrétion du tireur absolu avec le bon matériel. Pratique pour s’entrainer chez soi et pour rester discret en toutes circonstances.

Conclusion
Dans le choix des armes, en catégorie C, il n'y a pas de calibre ultime. Une famille de tireurs sportifs peut d’ailleurs avantageusement posséder tous ceux nommés dans cet article. Mais, comme vous le constatez plus haut, tellement d’avantages pour simplement une puissance d’arrêt et un choc hydrostatique limités, qu’il serait limite impensable de ne pas emporter avec soi une carabine .22 LR s’il fallait évacuer… ou tout simplement se faire plaisir en stand, voire dans son jardin !


Là, j’en vois certains qui me disent : « Vos arguments sont intéressants. Mais une carabine à verrou est loin d’être performante quand il s’agit de maintenir une visée debout tout en propulsant plusieurs ogives vers sa ou ses cibles. » Rassurez-vous, j’ai de quoi améliorer l’ordinaire. Vous souhaitez enchainer les tirs plus rapidement avec une carabine très légère achetée sur simple licence ? En ce cas, il existe une solution relativement intéressante, que nous propose le fabricant autrichien ISSC, avec la SPA (Straight Pull Action) 22 classique et sa culasse à réarmement linéaire.

C’est un peu la carabine de biathlon du civil qui aime l’aventure, le small game et la chasse !

PS : merci à Denaenor pour son aide précieuse et à pipokmanioc pour son témoignage.

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