Maîtriser et sécuriser son arme


Si tout Citoyen-Soldat occidental est en droit de détenir une arme à feu, il se doit surtout d’en maîtriser son utilisation.

Celui qui possède une armoire remplie d’un arsenal épars, mais n’en sort un exemplaire que trop rarement, au point de s’embrouiller parfois avec son utilisation, le réglage de la lunette de visée et les divers démontages, cet homme-là, donc, sera inutile lorsque l’heure de protéger son espace vital surviendra.

Il serait fort dommageable qu’en cas de crise le Citoyen-Soldat arbore un engin de mort qu’il n’a pas auparavant durement éprouvé.

En outre, il est impératif de connaitre les règles de sécurité élémentaires d’un tel outil. Il n’est pas rare de voir un militaire, pourtant rompu au maniement des armes et parfaitement entraîné, tuer un de ses pairs par maladresse. Cela s’est déjà vu, malheureusement de nombreuses fois, sur différents théâtres d’opérations. Ainsi, lors de la rentrée au camp d’un groupe de combattants, au terme d’une mission dangereuse, un coup de feu accidentel retentit au milieu du bruit des bottes et tue l’un des hommes. De même ces trois chars, après avoir subi l’épreuve du feu, qui foncent vers le camp ; à la porte d’entrée, le tir inopiné d’une arme d’un AMX-10 RC touche mortellement le chef d’engin du véhicule précédent. Ou encore cet homme qui glisse d’une échelle et chute, recevant sur le pied la balle que son fusil venait de tirer en touchant le sol. Enfin, ce soldat qui s’assoit et pose son arme à la verticale, crosse au sol, surpris de voir le coup partir sans raison et de sentir une vive douleur sous l’aisselle. Des témoignages réels issus d’Afghanistan qui ont été sélectionnés au hasard parmi la multitude. Le but n’est pas d’en faire étalage, mais de prendre conscience que si des militaires entraînés réussissent l’exploit de s’entretuer, alors que pourraient bien faire des civils pris dans la colère d’une guerre fratricide avec un arsenal flambant neuf ?

Ayez donc constamment ceci à l’esprit :

  Hors combat, ne jamais laisser une cartouche dans la chambre (partie arrière du canon).
  Dans tous les cas, toujours considérer qu’une arme est chargée. En ce sens, ne jamais pointer le canon vers un objectif que l’on ne désire pas éliminer ou détruire.
  Conservez toujours le doigt hors du pontet dès lors que la cible n’est pas dans votre ligne de mire.

Un Citoyen-Soldat d’Occident ne doit jamais négliger ces règles.

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