Guerrier, et père de guerriers


Nos sociétés modernes ne sont plus résilientes. C’est un fait qui n’a échappé à personne, et il concerne davantage les hommes que les femmes.

Les raffinements de la civilisation ont, au fil des siècles et en regard du progrès de la science, réduit l’écart qui existait entre les deux sexes ; les hommes voient leur virilité se dissoudre dans le tissu du monde de l’Âge du Pétrole. Ce fait ne semble pas perturber outre mesure notre mode de vie. Cela se vérifie chaque jour parmi la population, et il suffit de regarder les descendants de nos fiers guerriers d’autrefois, apprêtés, délicats, sensibles à la moindre éraflure sur leur peau pommadée, pour se rendre compte de la dégénérescence de leur robustesse.

Je ne parle pas ici des méfaits d’une hygiène irréprochable, non ; prendre soin de son corps est salutaire… raisonnablement cependant. J’évoque plutôt l’Occidental type, exerçant un emploi de bureau, manipulant chaque jour davantage la tasse de café et les périphériques de son ordinateur plutôt que le sac de frappes ou des haltères. Nous sommes pratiquement tous touchés par ce mal.

Notre mode de vie, accompagné des mensonges aux idées lâches, faibles et décadentes distillées par nos élites, nous transforme au fil des années en mouton docile. Il suffit de se demander combien d’hommes, autour de soi, sont capables sans la moindre hésitation de se porter au-devant d’un agresseur et de le maitriser. Quand il est témoin d’une scène à caractère violent, le citoyen occidental lambda, n’étant absolument pas préparé à ce genre de situation, préfère se défiler, se rassurant en chemin sur la sagesse plus ou moins pertinente de son geste.

Aujourd’hui, on n’attend pas d’un citoyen ordinaire qu’il soit un guerrier. Peu nous importe qu’il sache se battre ou, pire, se défendre. Certains considèrent même inepte toute forme d’auto-défense et préfèrent maitriser la joute oratoire pour manipuler les foules et fuir leurs responsabilités.

Le Citoyen-Soldat doit se démarquer de cette apathie générale, s’il veut défendre sa civilisation, et se pencher sans délai sur la philosophie des spartiates de la Grèce antique. Chaque citoyen de cette cité-État était un farouche combattant, entraîné depuis le plus jeune âge. Bien plus soudés que les membres d’une famille, on leur enseignait à endurer la douleur, les privations et la fatigue. Ils excellaient dans diverses activités physiques, ainsi qu’au maniement des armes.

Je ne saurais trop conseiller au lecteur de prendre exemple sur ces illustres témoins qui ont vu naitre notre civilisation, avant que d’espérer une prise de conscience sociétale sur un aguerrissement encadré de nos peuples.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire